Quelles solutions naturelles pour traiter le burnout ?

Solutions naturelles burnout

Qu’il s’agisse de prévenir ou de traiter le burnout, aussi appelé syndrome d’épuisement professionnel, des solutions naturelles existent. Elles sont nombreuses, variées et sous différentes formes : phytothérapie (thérapie à base de plantes), huiles essentielles, compléments en gélule, techniques de gestions du stress et gestion des émotions… Alors par quoi commencer ? A savoir que ces solutions ne sont pas uniquement pour l’épuisement professionnel mais s’appliquent aussi au burn-out familial ou parental. Enfin, la plupart sont complémentaires à un suivi médical conventionnel.

Solutions naturelles pour soigner le burnout

Avant de passer en revue les différents remèdes naturels pour l’épuisement et le burnout, sachez qu’il y a une condition pré-requise pour récupérer (avec des solutions naturelles ou non). Cette condition est le temps ! Et oui, le temps de récupération de notre corps après un tel épuisement est long. La pilule magique qui nous permet en quelques jours de nous remettre sur pieds n’existe pas.

Croyez-vous qu’on puisse récupérer en un mois, des années de stress et de fatigue ? La réponse est non… D’ailleurs après un burnout sévère, les séquelles peuvent se faire ressentir plusieurs années après !

Il faudra donc vous armer de patience et donnez du temps et de la bienveillance à ce corps que vous avez malmené pendant si longtemps. Un burnout, c’est aussi l’occasion d’apprendre à prendre soin de soi et écouter ses besoins.

Maintenant que cela est dit, voyons concrètement les solutions naturelles pour le burnout.

Le repos, l'incontournable pour récupérer du burnout

Si vous êtes épuisé ou en burnout, il faut tout d’abord se reposer. Le repos ne suffira pas à lui tout seul pour récupérer d’une fatigue extrême, mais il sera néanmoins nécessaire. Il est grand temps de mettre le pied sur le frein après avoir trop tirés dans les réserves d’énergie en accumulant stress, charge de travail et charge mentale. Pour certains, il va falloir carrément lâchés certains projets ou certaines vieilles habitudes qui vous tirent plus d’énergie qu’ils ne vous en donnent. C’est donc l’occasion d’apprendre à prioriser et remettre sa santé au centre de l’attention.

Attention, se reposer ne signifie pas nécessairement dormir. Se reposer signifie recharger les batteries, et outre le sommeil, il existe de bien nombreuses autres manières de le faire : bain relaxant, spa, massages, écouter de la musique, immersion en nature, lectures passionnantes… toutes activités qui vous demanderont le minimum d’énergie pour un maximum de plaisir !

Enfin, se reposer signifie aussi ne rien faire, or il est très important de ne savoir rien faire. Dans ces moments de « rien faire », votre cerveau peut vraiment souffler. Il n’a pas besoin de focaliser son attention sur n’importe quelle tâche, coordonner des mouvements ou traiter des émotions. Il est totalement libre de vagabonder à travers pensée et rêverie. Ce vagabondage est important pour la santé mentale. Il permet certes un repos mental, mais aussi de stimuler la créativité en favorisant l’émergence de nouvelles idées et trouver des solutions aux problèmes rencontrés.

Maintenir une bonne hygiène du sommeil

Le stress chronique est un ennemi du sommeil. C’est pourquoi les nuits peuvent être agitées et peu reposantes dans le burnout. Un sommeil de mauvaise qualité est donc rarement une cause mais bien la conséquence d’un dérèglement physiologique.

Avant de prendre des plantes calmantes pour favoriser l’endormissement et un sommeil profond, il faut déjà s’assurer que votre hygiène du sommeil soit bonne, notamment en suivant les règles ci-dessous :

  • Se coucher et se réveiller tous les jours aux mêmes heures.
  • Arrêter de regarder des écrans au plus tard à 22h, ou au moins 1h avant d’aller se coucher. (car ils font croire à votre cerveau que c’est le jour et que ce n’est donc pas l’heure de dormir).
  • Ne pas consommer d’alcool le soir qui supprime le sommeil profond et donc réparateur, tant nécessaire en cas de burnout !
  • Ne pas consommer de stimulants le soir : sucre, café, thé et boissons énergisantes.
  • Faire une activité relaxante avant le coucher, mais pas stimulante (gare à ceux qui travaillent encore après 22h !).
  • Dans le cas d’un épuisement spécifiquement, s’autoriser à faire des nuits plus longues si vous en ressentez le besoin.
 

Si votre sommeil persiste à être agité, vous pouvez ajouter la prise de plantes pour le sommeil, telles que la valériane comme l’aide à l’endormissement, ou la passiflore qui améliore le sommeil en réduisant l’anxiété.

 

Les plantes pour le burnout

Les plantes aux vertus anti-stress, anti-fatigue sont trop nombreuses pour toutes les citer, de plus que la manière de les utiliser peut varier (tisanes, gélules, huiles essentielles…). Je vous propose une sélection des incontournables à connaître.

Les huiles essentielles

Les huiles essentielles deviennent très populaires, et pour cause, elles sont de véritables concentrés en actifs naturels. Dans le cas d’épuisement ou de burnout, il en existe de nombreuses qui peuvent venir soutenir cette période difficile. Voici en quelques-unes et leurs bienfaits.

Les huiles essentielles pour l'anxiété

L’huile essentiel de lavande : anti-stress avec ses actions calmantes sur le système nerveux. Elle peut être utiliser avant le coucher pour favoriser l’endormissement, en frictionnant 1 à 2 gouttes sur la plante des pieds.

L’huile essentielle de petit grain bigarade : aura aussi un effet calmant sur le système nerveux grâce aux mêmes principes actifs que l’huile essentielle de lavande, à savoir de l’acétate de linalyle et de linalol. En revanche, le petit grain de bigaradier aura une odeur proche des agrumes et sera aussi bénéfique pour les symptômes dépressifs ou les troubles de l’humeur.

Les huiles essentielles pour l'épuisement

L’huile essentielle d’épinette noire : elle a une action sur les glandes surrénales avec un effet cortisol-like en stimulant la production de cortisol. C’est donc une huile essentielle anti-fatigue par excellence ! Attention, cette huile essentielle est très forte et il faudra absolument la diluée dans de l’huile végétale pour l’utiliser.

L’huile essentielle de pin sylvestre : il a une action similaire à l’épinette noire en agissant sur la fatigue des glandes surrénales. Il est donc tonifiant et agira aussi sur la baisse de concentration.

Rappelons qu’avant toute utilisation d’une huile essentielle, il faut la tester en appliquant une goutte dans le pli du coude et attendre 24h pour observer s’il n’y a aucun réaction indésirable (rougeur, démangeaisons…). Si le test s’avère neutre, vous pouvez alors utiliser cette huile essentielle pour vous-même. A savoir que la sensibilité de chaque personne est différente.

Les plantes adaptogènes pour le burnout

Les plantes adaptogènes sont particulièrement intéressantes pour deux raisons : elles vont agir en fonction de votre état, c’est pour cela qu’elles sont qualifiées d’adaptogènes ; et leurs effets se prolongent après la prise si celle-ci est suffisamment longue. Attention, ces plantes ont des contre-indications, mieux vaut donc consulter un spécialiste avant de démarrer une cure. Enfin, la plupart des plantes adaptogènes permettent d’augmenter la résistance au stress de manière générale.

Ashwaganda : elle soutient les glandes surrénales qui sont épuisées en cas de burnout et aide le corps à faire face aux dommages causés par le stress. Elle a aussi une action neuroprotectrice, régénérante et anti-inflammatoire.

Ginseng sibérien (ou éleuthérocoque) : il est indiqué en cas d’épuisement physique et intellectuel, ce qui le rend particulièrement intéressant en cas de burnout, d’autant plus qu’il stimule le système immunitaire, lui aussi affaiblit en cas d’épuisement.

Rhodiole : elle aide le corps à lutter contre la fatigue et le stress chez les personnes en burnout, en plus d’avoir des propriétés antioxydantes. Elle est intéressante chez ceux qui ont aussi de légers symptômes dépressifs ou des troubles de l’humeur grâce à ses effets antidépresseurs.

Bon à savoir : lorsqu’on utilise des solutions naturelles pour retrouver sa santé, c’est aussi accepter de retrouver le rythme naturel de son corps. C’est un rythme qui est plus lent que celui de la société moderne. Le corps a besoin du temps de repos, du temps où ne rien faire, et du temps pour guérir.

Peu importe la solution que vous choisirez, il ne faut pas s’attendre à se remettre d’un an de fatigue extrême en seulement quelques jours. Alors soyez patient et bienveillant envers vous-même !

Les fleurs de Bach pour le burnout

Les fleurs de Bach forment un ensemble de 38 élixirs floraux. Elles sont connues pour agir sur les émotions mais elles ont aussi une action sur les comportements stéréotypés. Si vous allez en acheter en pharmacie, sachez que leurs noms sont toujours en anglais. Voici quatre élixirs souvent utilisés dans le burnout :

Olive (olivier) : pour ceux qui ont une grande fatigue physique et/ou mentale, avec la sensation d’être épuisé, lessivé.

Oak (chêne) : pour ceux qui luttent et se battent sans se plaindre même en cas d’épuisement. Ils n’arrivent pas à lâcher prise avec un sentiment fort de responsabilité vis-à-vis de leur travail/mission.

Elm (orme) : pour ceux qui se sentent épuisés et dépassés par le stress et les responsabilités. Ils ne se sentent pas à la hauteur des évènements. C’est trop !

Cerato (plumbago) : pour ceux qui n’ont pas assez confiance en eux pour prendre leur propre décision, qui demandent constamment l’avis des autres. Ils ont des difficultés à écouter leur intuition, leur petite voix intérieure. Il en résulte qu’ils suivent souvent le choix des autres et non les leurs.

Évidemment, en fonction de chacun, d’autres fleurs sont pertinentes à utiliser. L’idéal est d’aller se faire fabriquer un flacon individuel et personnalisé, avec un mélange des fleurs correspondant à votre propre situation du moment, chez un conseiller fleur de Bach. Ces flacons sont plus efficaces que la prise d’une fleur individuelle.

L'alimentation pour le burnout

L’alimentation aurait bien pu être le premier point de cet article. Tout le monde doit manger, contrairement aux plantes qui sont facultatives et selon les envies de chacun de se soigner. L’alimentation est surtout le carburant n°1 de notre corps. C’est simple comme une équation : mauvaise alimentation = mauvais carburant = pas beaucoup d’énergie.

L’idéal est d’utiliser l’alimentation pour apporter les éléments essentiels au fonctionnement de notre corps :

  • Favoriser les aliments riches en magnésium pour augmenter votre résistance au stress.
  • Augmenter l’apport en omega-3 pour soutenir les fonctions cérébrales (mémoire, concentration…).
  • Réduire les grignotages de collations sucrées qui sur le long terme tendent à augmenter la fatigue.
  • Consommer plutôt fruits, noix et fruits secs si vous avez un petit creux.
 

Une alimentation qui favorisera la réparation de la barrière intestinale en diminuant l’inflammation présentent dans les intestins. Il est en effet très courant de retrouver des problèmes intestinaux chez ceux en burnout, notamment de perméabilité intestinale, dû au stress chronique qui attaque le microbiote (réduction du nombre des bonnes bactéries) et endommage la barrière intestinale.

Une alimentation qui réduira au minimum les déchets ingérer par notre organisme : privilégiée une alimentation biologique pour réduire le taux de pesticides qui n’ont rien à faire dans notre corps. Également réduire les produits industriels qui contiennent de nombreux conservateurs et autres molécules inutiles et encaissantes pour le corps.

Combien de temps pour récupérer d’un burnout ?  Lire l’article

La micronutrition

Un burnout créer de forte carence en vitamines et minéraux, notamment en magnésium qui aide à mieux gérer le stress. Les carences trop importantes ne seront pas comblées par une bonne alimentation et c’est là où la supplémentation intervient.

On peut aussi soutenir la production des neurotransmetteurs souvent réduit en cas de burnout. La dopamine pour la motivation pourra être soutenue par une supplémentation en L-tyrosine.

La sérotonine pour le bien-être et la bonne humeur sera soutenue en prenant par exemple du Griffonia, une plante riche en tryptophane, précurseur de la sérotonine.

Apprendre à mieux écouter son corps

S,i vous êtes sujet à un épuisement sévère, c’est probablement parce que vous n’écoutez pas les signaux de votre corps : fatigue, sensation de stress, maux de tête, mal de ventre, douleurs, tensions musculaires… autant de signes qui viennent vous alerter sur votre état. Il est donc important d’apprendre à écouter les sensations de votre corps. Cela vous aidera en parallèle à sortir de votre tête avec un mental qui tourne à 100 à l’heure, en apaisant les ruminations et le stress mental.

Attention, le sport ne doit pas être source de stress, de performance ou d’épuisement ! Privilégiez des activités douces : yoga, Qi Gong, marche lente en nature, Tai Chi…

Faire un travail sur soi

Vous pouvez bien suivre tous ces conseils à la lettre et faire tous les efforts pour avoir une hygiène de vie parfaite, mais si vous ne cherchez pas à comprendre ce qui vous a amené à l’épuisement ou au burnout, vous risquez fortement de refaire les mêmes erreurs et de foncer une seconde fois dans le mur.

Je vous conseille donc de réfléchir aux situations et évènements qui ont favorisé votre burnout, mais aussi vos propres comportements favorisant l’épuisement. Ce n’est pas facile de se remettre en question, j’en conviens, mais si utile pour avancer dans la vie plus sereinement.

Et si cette part de travail sur soi est trop difficile, allez en parler avec un professionnel en qui vous avez confiance et qui sera vous guider à travers ce chemin.

Comment choisir une solution naturelle pour son burnout ?

Vous ne pourrez pas tout mettre en place en une seule fois, cela demande beaucoup trop d’effort et de motivation, d’autant plus si vous êtes épuisé !

Trouver la solution qui vous paraissent la plus facile à mettre en place et la plus appropriée à votre situation. (Un burnout sévère ne se traite pas comme un burn-in). Voici les questions que vous pouvez vous poser :

    • Ais-je envie de prendre des plantes ? Sous quelle forme ? (huile essentielle, tisane, fleurs de Bach, gélules…)
    • La solution que j’ai choisi peut-elle facilement s’intégrer à mon quotidien ?
    • Quelle nouvelle solution puis-je intégrer chaque semaine ou toutes les deux semaines ?
    • Suis-je assez patient(e) pour me passer totalement de médicament et laisser le temps à mon corps de se réparer ?

 

Ne pas vouloir trop en faire dès le début : si vous vous fixer des objectifs trop élevés, les résultats se feront attendre et vous allez vite vous décourager pour finalement abandonner.

Soyez patient, ne serait-il pas temps de vous accorder enfin du temps ?

Comment faire la différence entre un burnout et une dépression ?  Lire l’article

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Quel est votre risque de burnout ?

Nadia Augusto

Nadia Augusto

Neuroscientifique, explorant les solutions naturelles et durables pour la santé de notre cerveau.

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