Traumatisme psychologique : les effets sur le cerveau

Traumatisme psychologique, effet cerveau

Un traumatisme psychologique, ou psychotraumatisme, a des effets sur le cerveau, en modifiant son fonctionnement. Ces changements expliquent pourquoi certaines personnes continuent à ressentir de l’anxiété, de l’hypervigilance ou des souvenirs intrusifs longtemps après un événement. Dans cet article, nous allons voir les effets d’un traumatisme sur le cerveau et quelles approches thérapeutiques pour s’en libérer.

Qu’est-ce qu’un traumatisme psychologique ?

Un traumatisme psychologique apparaît lorsqu’une personne vit un événement physiquement menaçant. Elle a eu peur pour son intégrité physique ou bien celle d’un proche.

En réaction, la personne va développer de l’anxiété, souvent sous forme d’hypervigilance et d’évitement. Cela peut également évoluer sous forme de dépression, avec ou sans pensées suicidaires. Si les perturbations psychologiques persistent pendant un mois ou plus après l’événement, on parle de trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Les symptômes d'un traumatisme psychologique

Quatre types de symptômes doivent être présents pour parler de stress post-traumatique :

  • Symptômes d’évitement (évitement des endroits, des situations, des sons ou images spécifiques, qui rappellent l’événement).
  • Symptômes de ré-expérience (pensées intrusives, cauchemars ou reviviscence du souvenir de l’événement).
  • Symptômes d’hyperactivation (hypervigilance, colère, irritabilité, comportement agressif, perturbations du sommeil…).
  • Symptômes d’humeur et de cognition négative (perte d’intérêt pour les activités autrefois plaisantes, difficulté à se souvenir des détails de l’événement, changements d’habitudes ou de comportements depuis l’événement traumatique).

La personne qui vit un TSPT continue à être anxieuse et à vivre ces symptômes, même quand le danger n’est plus présent.

Il existe une catégorie particulière de traumatisme, que l’on appelle traumatisme dissociatif. C’est le cas quand la personne ne ressent plus aucune émotion, comme si elle s’était coupée d’une partie d’elle-même. Elle peut ne plus du tout se souvenir de l’événement qui a été menaçant. Ce type de traumatisme n’est pas traité dans cet article.

Les régions du cerveau impliquées dans la régulation émotionnelle

Les amygdales cérébrales sont des zones du cerveau impliquées dans la détection des situations potentiellement dangereuses. Pour cela, les amygdales se basent notamment sur deux types d’informations :

  • Les informations sensorielles (vue, ouïe, odorat, goût, toucher) qui permettent d’identifier une situation.

  • Les informations enregistrées dans la mémoire et envoyées par l’hippocampe.

Si les amygdales repèrent une situation présente qui a la même configuration qu’une situation passée, catégorisée comme dangereuse, alors elles lancent l’alerte. Par conséquent, la réponse au stress est activée dans le corps. Cela déclenche une cascade hormonale dans le corps, impliquant notamment l’adrénaline et le cortisol.

« Si les amygdales cérébrales reconnaissent une situation similaire au passé et catégorisée comme dangereuse, alors elles lancent l’alerte. Par conséquent, la réponse au stress est activée pour se préparer au danger. »

Les conséquences d’un traumatisme psychologique sur le cerveau

Suite à un traumatisme psychologique non dissociatif, des parties du cerveau sont suractivées ou sous-activées. Par conséquent, le traitement des informations sensorielles (vue, ouïe, odorat, toucher, goût) et l’activation émotionnelle seront modifiés.

  • Les amygdales sont hyperactives, c’est-à-dire qu’elles surréagissent. Dans une situation qui ne présente pas de danger, elles vont tout de même lancer l’alerte.
  • Le cortex préfrontal ventromédian n’arrive plus à calmer et raisonner les amygdales.
  • Le fonctionnement de l’hippocampe, zone impliquée dans la mémoire, est perturbé. Ceci peut mener à des troubles de la mémoire liés au psychotraumatisme.
  • Le cortex préfrontal dorsolatéral est diminué en volume, ce qui traduit une activité réduite.

« Dans le traumatisme psychologique, le cerveau continue à se comporter comme si le danger était encore présent, même lorsque la situation est terminée. »

Les conséquences d’un traumatisme psychologique sur le comportement

Les conséquences d’un traumatisme sur le cerveau ont directement des effets sur les comportements. Une personne ayant un TSPT peut surréagir dans certaines situations, même lorsque le danger n’est plus présent. Cela s’explique par l’activation excessive des amygdales cérébrales.

Au contraire, essayer de raisonner une personne traumatisée en utilisant « sa raison », en lui disant qu’il n’y a pas de danger, ne sert à rien. En effet, le cortex préfrontal, siège de la raison, n’arrivera pas à raisonner et calmer les amygdales cérébrales.

Il ne sert donc à rien de « parler » aux régions rationnelles du cerveau, alors que le problème vient des régions émotionnelles.

C’est ainsi que les symptômes mentionnés dans la première partie se développent (anxiété, hypervigilance, perturbations du sommeil, agressivité, etc).

« Il ne sert à rien de « parler » aux régions rationnelles du cerveau, alors que le problème vient des régions émotionnelles. »

Traumatisme psychologie, anxiété, cerveau

Peut-on guérir d’un traumatisme psychologique ?

Il est possible de guérir d’un traumatisme psychologique. C’est un processus parfois long et qui passe par :

  1. La mise en sécurité (ressentir de la sécurité dans son corps).
  2. Le développement et la stabilisation des ressources.
  3. Le traitement des souvenirs et des émotions liés au traumatisme.

 

Au niveau du cerveau, cela se traduit par un point essentiel : faire comprendre aux amygdales cérébrales que la situation qui présentait un danger est terminée. Ainsi, elles ne lanceront plus l’alerte et ne mettront plus le corps dans un état de survie, en l’absence de danger.

L’importance du corps dans la thérapie

Le corps joue un rôle essentiel dans le traitement du psychotraumatisme. La sensation de sécurité passe aussi par le corps. Ainsi, pour « parler » aux amygdales cérébrales, qui se situent dans les zones émotionnelles du cerveau, il est plus facile de passer par le corps.

Ceci est dû au fait que les émotions sont dans le corps. Ensuite seulement, l’information émotionnelle remonte jusqu’au cerveau. Plus une personne traumatisée sentira de la sécurité dans son corps, plus il lui sera facile de réguler les régions émotionnelles et de traiter son traumatisme.

« Plus une personne traumatisée sentira de la sécurité dans son corps, plus il sera facile de réguler les régions émotionnelles du cerveau et de traiter son traumatisme. »

Les solutions pour le traumatisme psychologique

Dans le cas d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT), il est important d’avoir un suivi médical et un suivi psychothérapeutique. Il existe de nombreux types de psychothérapie. Certaines sont plus adaptées que d’autres au traitement et à la résolution des traumatismes psychologiques.

Les différences entre les thérapies

Lorsqu’on pense à une psychothérapie, on pense qu’il va falloir parler pendant des heures et raviver le souvenir douloureux, tel un couteau qu’on remue dans une plaie. Cela peut être un frein à s’engager dans une thérapie.

Cependant, dans une thérapie uniquement basée sur la parole, il y a principalement le cortex préfrontal qui est engagé. C’est la partie « rationnelle » du cerveau, impliquée par exemple dans le raisonnement, le jugement et le contrôle de soi. Or, ce n’est pas à cet endroit qu’est enregistré le souvenir traumatique dans le cerveau.

En effet, on peut rationnaliser sa situation en se disant à soi-même : « Finalement, j’ai survécu et ce n’était pas si grave. Je peux maintenant profiter de la vie » et pourtant revivre perpétuellement des états émotionnels forts et désagréables liés à un événement passé.

 

Dans cet article sont sélectionnées trois méthodes qui ont un effet directement sur le cerveau. Cette liste n’est cependant pas exhaustive. Certaines de ces méthodes sont particulièrement intéressantes car, contrairement à une thérapie uniquement basée sur la parole, elles vont s’adresser aussi aux zones du cerveau traitant les émotions, appelées les régions du système limbique.

L’EMDR

La thérapie EMDR signifie Eye Movement Desensitization and Reprocessing, que l’on pourrait traduire par « intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires ».

L’EMDR utilise des stimulations bilatérales alternées (mouvements oculaires, sons ou stimulations tactiles). Elle a pour but de retraiter le souvenir traumatique, afin qu’il ne réactive plus les émotions, les sensations et les croyances qui ont été installées après l’événement traumatisant.

L’EMDR semble avoir des effets sur le cerveau, notamment sur la réduction de l’activité des amygdales cérébrales.

L’EFT Clinique

EFT signifie Emotional Freedom Technique, traduit par « technique de libération émotionnelle ». L’EFT clinique est un ensemble de protocoles étudiés et validés par des études scientifiques, contrairement à l’EFT non clinique, qui représente un ensemble de pratiques dérivées de l’EFT originale, mais pas standardisées.

L’EFT clinique a d’abord été développée pour traiter les émotions fortes, répétitives et envahissantes. De nombreuses études ont montré qu’elle pouvait aussi être efficace dans une thérapie de traitement du trouble de stress post-traumatique (TSPT).

L’EFT clinique consiste à exercer des tapotements du bout des doigts sur des points d’acupuncture, en même temps qu’une réexposition progressive au souvenir traumatique. Les tapotements permettraient l’activation du système nerveux autonome parasympathique ventral. Ceci active les sensations corporelles de sécurité intérieure. Le cerveau peut alors traiter efficacement le souvenir traumatique et libérer les émotions fortes associées.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

La thérapie cognitive-comportementale (TCC) permet de rééduquer les réactions cognitives (pensées et croyances) et les comportements liés au traumatisme.

La TCC spécifique au traumatisme est essentiellement basée sur la réexposition progressive et répétée au traumatisme dans un cadre sécurisé. Par exemple, avec le rappel des souvenirs ou certaines images liées à l’événement traumatisant, puis de manière plus vive en utilisant des objets ou en recréant la situation initiale.

Bien que ce soit une thérapie validée et recommandée pour le psychotraumatisme, d’un point de vue neurobiologique, certaines approches intégrant davantage le corps et les émotions peuvent être plus rapides pour traiter le traumatisme.

Elle est en effet plus longue et fastidieuse du fait de la réexposition seule. Cette thérapie ne compte que sur la rééducation des amygdales cérébrales par elles-mêmes, en utilisant la rationalisation du cortex préfrontal, sans l’aide d’une méthode psychocorporelle qui intègre directement les émotions. Il peut donc y avoir un fort taux d’abandon, car revivre, même de manière minime, un traumatisme, peut être insoutenable.

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Conclusion

Un traumatisme psychologique peut modifier le fonctionnement du cerveau, en particulier les régions impliquées dans les émotions et la mémoire. Ces changements expliquent pourquoi les réactions émotionnelles persistent parfois longtemps après que le danger a disparu.

Cependant, des approches thérapeutiques adaptées permettent au cerveau de retrouver progressivement un fonctionnement plus équilibré. En aidant le corps et les régions émotionnelles du cerveau à retrouver un sentiment de sécurité, il devient possible de traiter les souvenirs traumatiques et de se libérer durablement de leurs effets.

Image de Nadia Augusto

Nadia Augusto

Neurobiologiste, neurothérapeute et fondatrice de Neuro Naturel, explorant les solutions naturelles et durables pour la santé du cerveau.

Toutes les informations sur ce site internet, sous quelques formes que ce soit (texte, image, vidéo, audio, etc), qui est utilisée ou copiée par un être-humain ou une intelligence artificielle, doit en citer la source de la manière suivante : « Nadia Augusto, https://neuronaturel.com/ »

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